Découvrir son univers en 3 minutes
Pour partager pleinement son monde, voici un portrait en vidéo de David. À travers ces quelques minutes, on découvre non seulement ses pastels et leur minutie, mais aussi l’homme derrière l’œuvre : ses gestes, ses doutes, ses sourires, et sa façon unique de vivre la peinture.
L’art du temps et de l’intime
David Decobert n’est pas seulement un pastelliste reconnu : c’est aussi un homme à la fois discret et profondément passionné. Depuis août dernier, il vit pleinement sa préretraite, consacrant chaque jour à sa peinture, après des années où la vie professionnelle partageait son temps avec sa passion. Ce passage à la retraite marque pour lui une libération créative : plus de contraintes, juste le geste, la lumière, la couleur et l’instant suspendu.
Regarder ses œuvres, c’est se confronter à la puissance du temps qui passe. Chaque composition, chaque objet choisi, qu’il s’agisse d’une bougie, d’un verre posé là, de sa marionnette ou d’un simple bout de scotch, devient un instant figé.
Ses œuvres ne cherchent pas à plaire ou à délivrer un message unique : elles sont un miroir de lui-même, et c’est le spectateur qui se raconte sa propre histoire en les regardant. Selon la personne qui regarde, un même tableau peut évoquer des émotions ou des souvenirs complètement différents, faisant de chaque vision une expérience unique et intime comme un langage silencieux et universel.

Minimalisme, minutie et sincérité
David est ce que j’appelle un écorché vif : humble, parfois peu sûr de lui, mais doté d’un talent immense. Son univers minimaliste se retrouve aussi dans sa vie : simple, épuré, presque austère, mais riche de sens. Dans son atelier, on retrouve seulement ce dont il a besoin : des pastels, du papier, quelques objets qu’il aime observer. Comme lui, les tableaux sont réduits à l’essentiel, mais chaque détail compte et raconte une histoire.
Fidèle à lui même, David ne prend pas forcément soin d’expliquer ses œuvres il préfère citer Monet :
« Il ne faut pas trop parler de peinture cela pourrait laisser croire qu’elle a besoin de mots. » et permettre au regard de chacun d’opérer.

Rayonnement international
Après avoir consacré sa vie à peaufiner son art, David voit ses œuvres dépasser les frontières. Ses pastels ont été exposés dans des galeries à l’étranger comme en Allemagne par exemple et plus récemment à Taïwan lors de l’exposition organisée par la PAPAT, montrant que sa poésie visuelle touche un public bien au-delà de la France.
Ce succès n’a rien changé à son humilité : il ne cherche pas la notoriété, mais simplement à exprimer ce qu’il voit et ressent. Chaque tableau reste fidèle à son univers, tout en laissant libre cours à l’interprétation de ceux qui le regardent.
Objets du quotidien et mémoire
David choisit des objets simples : un bateau en papier, un verre de lait, une punaise, ou encore Pinocchio. Ce qui fait leur force, c’est la lumière qu’il en extrait, le grain du papier qu’il fait vibrer sous le pastel, et la façon dont chaque détail révèle un geste minutieux et attentif.
Dans ses œuvres, le spectateur peut contempler non seulement l’objet, mais la manière dont il a été observé et touché par l’artiste : un papier qui brûle, un coin qui rebique, une déchirure… Autant de petits indices qui racontent la sensibilité de David et le temps passé à créer chaque pastel.

Golf et geste précis
Au delà de la peinture, il aime aussi partager des moments sportifs avec ses amis, notamment sur les parcours de golf.
Il cite Gary Player, champion de la discipline : « Plus je m’entraîne, plus j’ai de la chance. »
Cette philosophie guide son art : patience, répétition et discipline sont au cœur de chaque geste. Chaque pastel est le résultat d’heures d’observation et d’ajustements minutieux. Comme au golf, le geste doit être juste, précis, et pourtant libre, guidé par le ressenti et l’intuition.

Un rituel en guise de sérénité
Cette perfection qui l’anime et le besoin de tout contrôler passe par une forme de rituel à la création de ses oeuvres, David a besoin de savoir où il va et au moment de commencer son tableau il sait déjà comment il sera à la signature.
Pour cela, il prépare chaque travail sous forme de ce qu’il nomme « des vignettes », miniatures lui permettant de faire le choix des couleurs au préalable, l’équilibre du tableau, le placement des différents éléments… et de se sentir pleinement rassuré pour peindre ce qui deviendra une œuvre.




Et la Ladybug dans tout ça…
Article impossible à rédiger sans parler de sa célèbre coccinelle. Charmante mais espiègle, timide mais téméraire, elle se glisse partout avec une grâce désarmante. Compagne fidèle de chaque instant, elle affronte les défis les plus audacieux comme les postures les plus improbables, toujours en équilibre entre malice et détermination. On la croit fragile, elle se révèle intrépide ; on la pense discrète, elle vole la vedette. Petite par la taille, immense par la présence, elle signe à elle seule l’esprit de l’aventure.

Pour aller plus loin, retrouvez aussi les oeuvres de David sur notre galerie virtuelle par exemple ou sur le site internet de l’artiste.